{"id":759,"date":"2024-11-20T18:06:28","date_gmt":"2024-11-20T17:06:28","guid":{"rendered":"https:\/\/borderbuda.be\/?post_type=artists&#038;p=759"},"modified":"2025-04-25T12:59:00","modified_gmt":"2025-04-25T10:59:00","slug":"amel-omar","status":"publish","type":"artists","link":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/artists\/amel-omar\/","title":{"rendered":"Amel Omar"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Amel Omar <\/strong><strong>&#8211; <\/strong><strong><em>Wishing u well<\/em><\/strong><strong>, 2024<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/www.google.com\/maps\/place\/Nieuwbrugstraat+%26+Emmanuellaan,+1830+Machelen\/@50.9114424,4.4212253,16z\/data=!3m1!4b1!4m6!3m5!1s0x47c3dd4b0e61d095:0x13510c8728ac56b1!8m2!3d50.9114424!4d4.4212253!16s%2Fg%2F11gf3568xt?entry=ttu&amp;g_ep=EgoyMDI1MDMyNC4wIKXMDSoJLDEwMjExNDU1SAFQAw%3D%3D\">Emmanuellaan &#8211; Nieuwbrugstraat, Machelen<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les sources d&rsquo;eau, indispensables \u00e0 toute forme de vie, ont toujours eu un caract\u00e8re sacr\u00e9. La pratique consistant \u00e0 faire des v\u0153ux en y jetant des offrandes, sous forme de pi\u00e8ces de monnaie ou d&rsquo;objets pr\u00e9cieux, est une tradition r\u00e9pandue partout en Europe qui remonte \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque m\u00e9di\u00e9vale. La surface miroitante et la profondeur infinie \u00e9voquent un lien entre le monde souterrain et le ciel, tandis que l&rsquo;acte de faire un v\u0153u devant un puits symbolise le r\u00eave et les aspirations d&rsquo;avenir, tant au niveau personnel que collectif. Ainsi, le puits peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un objet qui transcende le temps et l&rsquo;espace, faisant office de carrefour symbolique entre le pass\u00e9, le pr\u00e9sent et l&rsquo;avenir d&rsquo;un lieu particulier.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Situ\u00e9e sur le territoire de Machelen, entre deux lignes de chemin de fer, l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;art d&rsquo;Amel Omar reproduit la construction historique d&rsquo;un puits d&rsquo;eau en pierre. Bien que la r\u00e9gion de Buda regorge de sources naturelles, de nombreux points d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;eau ont disparu depuis le milieu du XIXe si\u00e8cle, du fait de la mise en place de syst\u00e8mes de canalisations modernes et de l&rsquo;urbanisation croissante. Avec l&rsquo;\u0153uvre <em>Wishing u Well<\/em>, l&rsquo;artiste attire l&rsquo;attention sur le puits d&rsquo;eau en tant qu&rsquo;\u00e9l\u00e9ment n\u00e9glig\u00e9, mais non moins important, de notre cadre de vie. Outre le puits, l&rsquo;artiste place des miroirs de circulation sur le site. Ces miroirs sont positionn\u00e9s de mani\u00e8re strat\u00e9gique afin d&rsquo;am\u00e9liorer la visibilit\u00e9 des conducteurs sur les angles morts ou les passages \u00e0 risque, ce qui leur permet de traverser les carrefours ou les voies \u00e9troites en toute s\u00e9curit\u00e9. En ce sens, les miroirs de circulation servent \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler des aspects cach\u00e9s de la circulation, de la m\u00eame mani\u00e8re que le puits attire l&rsquo;attention sur les sources d&rsquo;eau oubli\u00e9es en milieu urbain. Le miroir de circulation et le puits \u00e9voquent tous deux une certaine r\u00e9flexion, incitent \u00e0 changer de perspective, r\u00e9v\u00e8lent des aspects cach\u00e9s de notre environnement, et peuvent nous amener \u00e0 nous interroger sur notre relation avec notre milieu et le temps qui passe.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Face \u00e0 un panneau o\u00f9 l&rsquo;on peut lire un souhait de bonne journ\u00e9e en anglais sur le mur de l&rsquo;ancienne usine Renault, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 des voies ferr\u00e9es, l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;art se dresse \u00e0 l&rsquo;intersection de deux rues en cul-de-sac. L&rsquo;endroit, surtout fr\u00e9quent\u00e9 par des travailleurs locaux, des camionneurs ou des \u00e9l\u00e8ves d&rsquo;auto-\u00e9cole, a des airs de d\u00e9charge, et est per\u00e7u comme un espace fonctionnel en dehors de toute consid\u00e9ration esth\u00e9tique. En y int\u00e9grant des objets \u00e0 vocation purement esth\u00e9tique, Amel Omar incite le visiteur \u00e0 le consid\u00e9rer sous un angle nouveau &#8211; non pas comme une simple voie de passage, mais comme un lieu paisible o\u00f9 le chant des oiseaux se m\u00eale au va-et-vient des trains et au doux bruissement du vent dans les buissons ondoyants, transformant ainsi l&rsquo;espace en un tremplin entre le quotidien et le magique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00c0 propos<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La pratique d\u2019Amel Omar (1995, NL) repose sur des interactions performatives avec des objets du quotidien \u2013 qu\u2019ils soient architecturaux ou non \u2013, la cam\u00e9ra et l\u2019utilisateur. De cette approche naissent principalement des \u0153uvres vid\u00e9o, des installations in situ, des performances et des sculptures. Ce qui l\u2019intrigue, c\u2019est l\u2019architecture accidentelle \u2013 celle des vestiges et des superpositions qui forment un espace interm\u00e9diaire. Une architecture qui n\u2019attend aucune visite et se r\u00e9v\u00e8le sans pr\u00e9venir. Aucune mani\u00e8re d\u2019usage n\u2019y est pr\u00e9d\u00e9finie, et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment de cette confrontation inhabituelle que na\u00eet une incitation pour l\u2019utilisateur \u00e0 trouver sa propre voie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle explore la mise en sc\u00e8ne de la cam\u00e9ra ou celle de l\u2019objet (architectural) pour bousculer les structures conventionnelles d\u2019usage. La cam\u00e9ra ne se contente pas de traduire ; elle d\u00e9tient aussi le pouvoir de s\u2019approprier totalement un objet. Ainsi s\u2019installe un jeu d\u2019appropriation, d\u2019improvisation et d\u2019anticipation o\u00f9 espaces et objets \u2013 et les usages qui leur sont associ\u00e9s \u2013 sont constamment remis en question.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Son travail est profond\u00e9ment guid\u00e9 par une approche esth\u00e9tique et exp\u00e9rientielle. Elle consid\u00e8re l\u2019\u00e9tat d\u2019entre-deux et la vacance d\u2019un espace ou d\u2019un objet comme un terrain propice \u00e0 l\u2019exploration. L\u2019errance devient alors le principe fondamental de sa red\u00e9couverte, tandis que la cam\u00e9ra agit comme un outil de mise \u00e0 distance. C\u2019est une mani\u00e8re de d\u00e9tacher l\u2019espace de son contexte physique et d\u00e9termin\u00e9 pour l\u2019ouvrir \u00e0 une nouvelle perspective.<\/p>\n","protected":false},"featured_media":0,"parent":0,"template":"","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[],"tags":[19],"class_list":["post-759","artists","type-artists","status-publish","hentry","tag-2024-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/artists\/759","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/artists"}],"about":[{"href":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/artists"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/artists\/759\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":771,"href":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/artists\/759\/revisions\/771"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=759"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=759"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=759"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}