{"id":718,"date":"2025-01-30T15:54:25","date_gmt":"2025-01-30T14:54:25","guid":{"rendered":"https:\/\/borderbuda.be\/2025-edition\/"},"modified":"2025-06-06T10:56:07","modified_gmt":"2025-06-06T08:56:07","slug":"2025-edition","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/2025-edition\/","title":{"rendered":"The Woman Who Thought She Was a Planet"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"536\" src=\"https:\/\/borderbuda.be\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/BORDER-BUDA-FACEBOOK-2-1024x536.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1058\" srcset=\"https:\/\/borderbuda.be\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/BORDER-BUDA-FACEBOOK-2-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/borderbuda.be\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/BORDER-BUDA-FACEBOOK-2-300x157.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>I wish that those who take me for granite&nbsp;<\/em><br><em>would once in a while treat me like mud.<\/em><br>Ursula K. Le Guin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br><em>The Woman Who Thought She Was a Planet<\/em> est le dernier chapitre de Border Buda, un projet culturel de trois ans qui se d\u00e9roule \u00e0 Buda, une zone industrielle o\u00f9 la p\u00e9riph\u00e9rie nord de Bruxelles se prolonge \u00e0 Vilvoorde et Machelen en Flandre.<br><br>Tel un vaste paysage de halls d\u2019usine ferm\u00e9s, d\u2019infrastructures \u00e0 grande \u00e9chelle et d\u2019espaces interm\u00e9diaires sauvages, o\u00f9 le canal de Bruxelles et la Senne tracent leur chemin et o\u00f9 le massif viaduc de Vilvoorde s\u2019\u00e9l\u00e8ve, Buda semble \u00eatre un lieu \u00e9trange \u2014 vide et inhospitalier.<br><br>Mais Buda est-elle vraiment aussi inhospitali\u00e8re et vide qu\u2019elle en a l\u2019air ? Derri\u00e8re les fa\u00e7ades industrielles soigneusement dissimul\u00e9es, le quartier d\u00e9borde de vie : garages, traiteurs, salles de mariage, ateliers, entrep\u00f4ts, soci\u00e9t\u00e9s de s\u00e9curit\u00e9, entreprises de d\u00e9m\u00e9nagement, abattoirs, studios d\u2019enregistrement, plombiers, coursiers ou encore logements improvis\u00e9s. V\u00e9ritable back-office de Bruxelles, Buda fournit tous les services dont la ville a besoin et accueille ce qui \u2014 et ceux qui \u2014 n\u2019y trouvent plus de place.<br><br>Aussi efficace que soit le camouflage de Buda pour certaines utilisations, il fait aussi du quartier une cible pour le d\u00e9veloppement immobilier et la sp\u00e9culation. L\u2019importante r\u00e9serve de terrains et d\u2019espaces, la proximit\u00e9 de la ville et des principaux axes de transport, et plus g\u00e9n\u00e9ralement, l\u2019image n\u00e9gative de ces quartiers dits vides et r\u00e9siduels incitent les acteurs publics et priv\u00e9s \u00e0 les \u00abd\u00e9velopper\u00bb et les \u00aboptimiser\u00bb.<br><br>Mais et si la friche \u2014 la jungle urbaine, <em>the wild beyond<\/em><sup>1<\/sup> \u2014 \u00e9tait en fait l\u2019id\u00e9al \u00e0 poursuivre ? Un no man\u2019s land qui appartient \u00e0 tous, peupl\u00e9 de fant\u00f4mes du pass\u00e9, du pr\u00e9sent et du futur ? Tout ce discours sur les villes inclusives, les espaces mixtes, l\u2019\u00e9conomie circulaire, les espaces verts o\u00f9 la nature est encore vraiment sauvage \u2014 et si tout cela \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 devant nous, et que nous \u00e9tions simplement incapables de le voir ? Et si l\u2019avenir de Buda \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 ?<br><br>Dans <em>The Woman Who Thought She Was a Planet<\/em>, des artistes, architectes, \u00e9crivains, chercheurs et cr\u00e9ateurs radiophoniques sp\u00e9culent sur les futurs possibles de Buda \u00e0 travers les nombreux fant\u00f4mes qui l\u2019habitent. En leur pr\u00e9sence, ils exp\u00e9rimentent d\u2019autres fa\u00e7ons de voir, d\u2019\u00e9valuer et d\u2019habiter Buda, afin de remettre en question son besoin de \u00ab d\u00e9veloppement \u00bb et d\u2019\u00e9largir les imaginaires, mod\u00e8les et typologies qui s\u2019y rattachent. Ensemble, ils se posent la question : pour qui et avec qui d\u00e9veloppons-nous nos villes, et pourquoi ?<br><br>Le foncier est un levier crucial dans la financiarisation croissante des villes et des paysages, mais cela se passe souvent \u00e0 l\u2019abri des regards. \u00c0 Buda \u00e9galement, des terrains sont achet\u00e9s comme des marchandises silencieuses pour la sp\u00e9culation : ils restent en attente, jusqu\u2019\u00e0 ce que le d\u00e9veloppement immobilier fasse grimper les prix du sol. M\u00eame les terrains publics peuvent \u00eatre transform\u00e9s en supports potentiels pour des projets immobiliers \u00e0 but lucratif, car les autorit\u00e9s ont souvent besoin d\u2019investisseurs priv\u00e9s pour \u00ab d\u00e9velopper \u00bb leurs terres, ou bien elles adoptent directement leurs mod\u00e8les et modes de pens\u00e9e.<br><br><em>The Woman Who Thought She Was a Planet<\/em> saisit cette occasion pour imaginer et exp\u00e9rimenter une autre conception du sol, au-del\u00e0 de la propri\u00e9t\u00e9, vers quelque chose d\u2019affectif et de relationnel, qui part des diff\u00e9rents types de corps qu\u2019il porte et soutient. Une conception du sol comme une pratique d\u2019\u00eatre avec lui.<br><br>Buda est construite sur un mar\u00e9cage. Un mar\u00e9cage instable, humide et fluide que de grandes usines, ponts et infrastructures tentent de contenir, stabiliser et ass\u00e9cher. Mais le mar\u00e9cage a ses propres fa\u00e7ons de faire. Des fissures dans le sol r\u00e9v\u00e8lent la pr\u00e9sence toute proche de l\u2019eau en dessous \u2014 probablement le plus grand fant\u00f4me de Buda. Un fant\u00f4me pourtant bien vivant. C\u2019est un paysage qui est aussi un corps. C\u2019est une Femme et elle pense qu\u2019elle est une Plan\u00e8te<sup>2<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">*<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>The Woman Who Thought She Was a Planet <\/em>est Agency, K\u00fcbra Avci, Fabiola Burgos Labra, Beverly Buchanan, Elia Castino, Lucile Desamory, TRANSPORT (Carola Caggiano &amp; Lucile Desamory), Ermias Kifleyesus, Mourad Ben Amor &amp; Fairuz Ghammam, Bouba Tour\u00e9 &amp; Rapha\u00ebl Grisey, Ola Hassanain, Tomoko Hojo, Liesbeth Henderickx, Katja Mater, Jota Momba\u00e7a, Laura Muyldermans &amp; Bart Leo Decroos, Bosse Provoost &amp; Ezra Veldhuis, Cauleen Smith &amp; Sarah Smolders.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Radio Fant\u00f4me<\/em> est Nick Aikens, K\u00fcbra Avci, Het Be(h)lang van Buda, Buda+ &amp; guests, Carola Caggiano, Compagnie Radix &amp; des jeunes de Vilvorde &amp; Haren, Lionel Galand, Flavien Gill\u00e9, Ludo Jappers, Bruno Forment, Kitchen Broadcast &amp; guests, RITCS, Radio Haren, Els Silvrants-Barclay, Annelore Van Gool &amp; encore.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Credits<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>The Woman Who Thought She Was a Planet<\/em> est organis\u00e9 par Border Buda, un projet de trois ans des villes de Vilvoorde, Machelen et Bruxelles.<br><br>Border Buda a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u par sa coordinatrice Sarah Demoen. <br><br>Un groupe de travail compos\u00e9 de d\u00e9cideurs locaux et de repr\u00e9sentants d\u2019associations culturelles locales suit le projet. Lara Claes est la collaboratrice de production de Border Buda, support\u00e9 par TheWorkshop.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Koi Persyn et Anna Laganoska ont curat\u00e9 la premi\u00e8re \u00e9dition de la trajectoire Border Buda avec des commissions pour des oeuvres dans l&rsquo;espace publique \u00e0 Katja Mater, Evita Vasiljeva, Haseeb Ahmed, Ilke Gers, Nico Neefs &amp; Colas Fiszman, Amel Omar, Elias Cafmeyer, Ignace Wouters, Marine Kaiser, Pieter Chanterie, Nel Maertens, Zina\u00efda Tchelidze. Cela s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 parall\u00e8lement \u00e0 une recherche sur le patrimoine de Buda, men\u00e9e sous la direction d\u2019un groupe de recherche appel\u00e9 <em>Het Be(h)lang van Buda<\/em>. Cette recherche a donn\u00e9 lieu \u00e0 une promenade sonore r\u00e9alis\u00e9e par Lionel Galand, un \u00e9v\u00e9nement de collecte d\u2019histoires locales, ainsi qu\u2019une s\u00e9rie d\u2019enregistrements audio par Rina Govers.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Els Silvrants-Barclay est la curatrice principale du dernier chapitre de Border Buda <em>The Woman Who Thought She Was a Planet<\/em>, accompagn\u00e9e de Nick Aikens (pour <em>Radio Fant\u00f4me<\/em>) et assist\u00e9e par Anouk Roosen et Tijana Petrovi\u0107. Paulien Follings, Gert Aertsen, Werner Musenbrock et Fabienne Girsberger forment l\u2019\u00e9quipe de montage. Victor Verhelst est responsable de tout le design graphique, tandis qu\u2019Anthony Barbarich (Studio Colibri) s\u2019occupe du site web. Serenai &amp; Nakami forment notre \u00e9quipe presse. Lionel Galand et Thomas Oyarbazal assurent le soutien technique pour Radio Fant\u00f4me, h\u00e9berg\u00e9e gratuitement par The Corner et Buda BXL, en plus du studio install\u00e9 \u00e0 Fobrux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce dernier chapitre est rendu possible gr\u00e2ce au projet Border Buda, financ\u00e9 par le Gouvernement flamand ainsi que les autorit\u00e9s des villes de Vilvorde, Machelen et Bruxelles qui l\u2019ont initi\u00e9, avec le soutien du partenaire local Buda BXL, ainsi que de GC De Linde, RITCS, POM, Orpheus Institute, la Province du Brabant flamand, PSR \/ Jan De Nul Group, VGC, et toutes les personnes qui portent et soutiennent le projet.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">The Corner, Cantine, Karting First Kart\u2019Inn et La Marina offrent un lieu convivial \u00e0 Buda pour boire un verre ou manger un morceau.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I wish that those who take me for granite&nbsp;would once in a while treat me like mud.Ursula K. Le Guin The Woman Who Thought She Was a Planet est le dernier chapitre de Border Buda, un projet culturel de trois ans qui se d\u00e9roule \u00e0 Buda, une zone industrielle o\u00f9 la p\u00e9riph\u00e9rie nord de Bruxelles <a href=\"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/2025-edition\/\" class=\"more-link\">&#8230;<span class=\"screen-reader-text\">  The Woman Who Thought She Was a Planet<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"class_list":["post-718","page","type-page","status-publish","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/718","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=718"}],"version-history":[{"count":22,"href":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/718\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2014,"href":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/718\/revisions\/2014"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/borderbuda.be\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=718"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}